La Vihuela

Vihuela Musée Jacquemart André

Ses origines

Comme je l'ai expliqué dans la présentation de la Viola da Mano sur ce site, la Vihuela a été créée en Espagne vers la fin du XV° siècle. A cette époque, la forme de la Vihuela n'était en aucun cas "normalisée". La forme à échancrures en "C" de part et d'autre de la caisse a été souvent représentée dans des tableaux de la région aragonaise dès le milieu du XV° siècle. Mais on ne peut pas savoir si ces instruments étaient fabriqués à l'aide de planchettes cintrées ou creusés dans un seul bloc de bois comme les vièles.
Au XVI°siècle les luthiers espagnols ont commencé à se constituer en corporations. Ils se nommèrent Violeros. Ces corporations, et selon la région où ils exerçaient avaient des règles strictes pour admettre ses membres, mais en sachant s'adapter aux situations nouvelles. Par exemple, dans la région de Grenade, il a été décidé d'autoriser des "nouveaux chrétiens" c'est à dire des Maures ou des....

Lire l'article complet

Un pari fou

Vihuela de Alexandre Batov
Une aventure complètement folle ! Depuis longtemps j'admirais ces réalisations de vihuelas ou de guitares avec un dos bombé faites de cotes creuses comme celles d'Alexander Batov. La question qui se pose immédiatement c'est bien sûr "Comment peut-on faire cela ?"
Permettez moi, au passage, de rappeler que, n'étant que luthier amateur, mes constructions sont avant tout une aventure personnelle, un chalenge pour me convaincre de ma capacité à arriver à un résultat.
Dans le cas de ce type de fabrication le chalenge deviendrait-il mission impossible ? Une bonne occasion de me dépasser.
D'abord, grâce à Internet, j'ai pu m'inspirer de méthodes décrites par plusieurs luthiers. Merci à eux d'avoir un peu dévoilé leurs secrets, en particulier merci à Mickael Schreiner pour toutes ses explications dans son blog très bien expliqué. C'est tellement clair que tout semble simple...

Lire l'article complet

Conception et
fabrication de la rose

Rose
Dans ce site plusieurs roses sont décrites. le principe de leur fabrication est sensiblement le même.
J'ai choisi une rose en trois couches: deux de bois et une de parchemin. La difficulté est la densité des arborescences et en conséquence la finesse des branches. Pour la couche supérieure, j'avais approvisionné des planchettes de poirier de 10/10°. Mais après plusieurs essais, j'ai reconnu qu'il fallait trouver une autre matière ou méthode.
J'ai trouvé dans mon bazar une feuille de placage de 5/10° d'érable probablement . J'ai confectionné un contreplaqué de 2 couches collées à 90°. J'ai en outre saturé le bois de gomme laque bien diluée. Cela a eu pour résultat une matière devenue plutôt souple rappelant la consistance du cuir.
Concernant la seconde couche, j'ai carrément renoncé au bois. J'ai utilisé une feuille de parchemin que j'ai ensuite légèrement teinté.
Enfin la 3° couche nécessitait une densité et une précision de découpe dépassant les limites de mes possibilités et de mon outillage. J'ai simplifié les motifs. Le résultat est moyen si on regarde de près....

Construction de la caisse

Caisse

Petit rappel


Permettez moi de rappeler que suis un amateur passionné et non un luthier professionnel. Mes réalisations sont toujours des premières. Aussi soyez indulgents sur les méthodes et outillages employés qui pour des professionnels peuvent tenir du bidouillage.

 

cintrage des éclisses

Cintrage des éclisses


J'avais découpé dans du MDF une forme pour la mise en place des éclisses et leur maintien durant le collage du fond. J'ai opté pour des éclisses avec un filet central de plein bois. J'ai apliqué ma méthode déjà éprouvé (Guitare Voboam, Viola da mano) en utilisant deux petites presses pour le maintien des bandes durant le collage.
Mais après venait une difficulté encore jamais rencontrée:...

Lire l'article complet

A propos du manche et du cheviller

Cheviller
Cette fabrication ne necessite pas de longues explications, d'ailleurs je n'avais pas pris de photo pendant le travail.
Particularités:
- Contrairement à la tradition voulant que le bloc supérieur de la caisse soit intégré au manche, j'ai opté pour réaliser un manche séparé que j'ai encastré par le principe "tenon-mortaise" comme je l'ai pratiqué pour la viola da mano. Le cheviller a été monté selon le principe appliqué sur les deux guitares baroques.
J'ai taillé le manche dans du tilleul afin de réduire le poids. Quant au cheviller j'ai pris un bois plus dur que j'avais sous la main et collé un placage genre érable moucheté.
Au montage du manche j'ai particulièrement prêté attention à son alignement par rapport au plan de la table d'harmonie afin que les cordes ne soient pas trop hautes ni trop basses.

Tournage des chevilles
Tournage des chevilles
Elles sont en citronier. Mon minitour était un peu faible pour ce travail, surtout faute de mandrin adapté. Noter que côté de la contre-pointe, j'ai gardé une épaisseur importante car le bout de la queue est très fragile et aurait éclaté

Montage de la table

Table
La table est à la fois sobre mais décorée avec des inserts selon des motifs traditionnels en forme de dammier. La rosace n'est ornée que de filets circulaires en ébène et os.
Sur le tour de table, aucun filet ni pistagnes.
Pour la fabrication des inserts, j'ai du inventer à nouveau.
En fait il y a deux types de motifs:
- dammier de carrés de 1,5mm de côté en ébène et érable. Pour ce faire j'ai d'abord collé sur un ruban adhésif des filets de 1,5mm alternés noir et clair. Puis je me suis fabriqué une "guillotine" avec une lame de cutter montée dans une boite à onglets "maison". J'ai pu ainsi couper les colonnes de dammier que j'ai assemblées sur un ruban adhésif puis j'ai rempli de colle les joints.

- L'autre motif est fait de mini carrelets de 3x3 mm d'ébène et d'os que j'ai assemblés et collés pour faire un parralélépipède. J'ai ensuite coupé à la scie japonaise des "tranches de saucisson". Pour le montage des inserts à mi-bois, aucun commentaire si ve n'est que la loupe binoculaire a été très utile.
Guillotine
Fabrication des inserts


L'album photos




Retour à la page d'accueil