Rote ou Harpe-Psalterion

Rote de Bransat
Ainsi que l'explique Lionel Dieu, trois types de Rotes sont représentées dans les sculptures romanes.
L'une de type 1 est constituée de deux consoles pleines, un caisse centrale et une partie avant fermée.
Coupe des consoles
Un seconde est triangulaire, la plus grande des trois, la console basse est creuse et forme une partie de la caisse, comme une harpe.
Enfin celle de troisième type, plus petite, est ouverte à l'avant, pouvant former une sorte de pavillon.
J'ai opté pour celle de premier type, a seule caisse de résonnance étant formée par la caisse centrale.

Ma seule référence est la représentation de la sculpture de Bransat.

Il a fallu un peu tout inventer:

J'avais imaginé que des cordes tendues entre deux bouts de bois sans toucher à la caisse ne devrait pas donner grand chose. Alors j'ai décidé de mettre un sillet monté sur la caisse, comme pour un psaltérion. Mais pour que les cordes prennent suffisemment appui sur ce sillet, il fallait que leurs attaches soient orientées vers le centre de la console basse. De cette réflexion, j'en ai défini une section de ma console du bas.
Concernant la console du haut, devant recevoir les chevilles, j'ai choisi de creuser des gorges pour guider les cordes. Un arrondi guiderait la corde jusqu'à la cheville.
Mais la corde serait maintenue obstinément sur le plat du haut de la console, ce qui aurait pour effet de faire monter la cheville. Pour cela j'ai décidé de creuser légèrement le haut. Ce qui a donné le principe général.
Après, "il n'y avait plus qu'à..." . La table est en épicéa. Les consoles en merisier qu'il me restait. Les chevilles sont tournées en hêtre.

J'ai accordé le côté droit :
- Ré3, Do4, Ré4,...etc, jusqu'à Si5 = 15 cordes
Le côté gauche:
- La2, Ré3, Fa3, La3, Ré4, Mi4, ...etc, jusqu'à Sol5 = 15 cordes
Toutes les cordes sont en fluocarbone, désolé pour l'authenticité. Mais pour qu'un son puisse sortir honorablement il fallait, pour les graves de grosses cordes bien tendues.
J'ai essayé de mettre quelques cordes en métal, Le résultat est plutôt bon, mais du coup cela devenait un double psaltérion. Ce qui est concevable ma foi.
Pour être complet, les liens suivants méritent d'être consultés:
Jacobins Toulouse

Bien sûr, l'interprétation de Yves d'Arcizas, qui nomme sa reconstitution "Harpe-Psalterion".
Harpe Psaltérion

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